L’inspection professionnelle est une occasion précieuse pour améliorer sa pratique et développer ses compétences. Elle constitue également un mécanisme de protection du public, permettant à l’Ordre de s’assurer que les lois, règlements et normes encadrant la profession sont respectés.
Chaque psychoéducatrice et psychoéducateur sera invité à participer, au moins une fois au cours de sa carrière, à une démarche d’inspection générale de l’Ordre.
Consultez les onglets ci-dessous pour obtenir toutes les informations sur le contexte et le processus de l’inspection professionnelle.
Le Code des professions encadre le système professionnel québécois et prévoit les mécanismes permettant aux ordres professionnels de remplir leur mission première : protéger le public, notamment en surveillant l’exercice de la profession par leurs membres.
Le système professionnel québécois joue un rôle central dans la protection du public. Il regroupe l’ensemble des institutions qui encadrent l’exercice des 55 professions reconnues au Québec et fonctionne sous l’autorité du Code des professions.
Il est composé des entités suivantes :
Ensemble, ces acteurs assurent la cohérence, le développement et le rayonnement du système professionnel, dont la finalité demeure la même : garantir au public des services professionnels de qualité.
Organigramme du système professionnel québécois

Chaque ordre professionnel doit mettre en place un comité d’inspection professionnelle (CIP), tel que prévu aux articles 109 et 112 du Code des professions.
Le CIP supervise l’ensemble du processus d’inspection et s’assure du respect du cadre légal et réglementaire. Il est composé de cinq membres nommés par le Conseil d’administration de l’Ordre parmi les psychoéducatrices et psychoéducateurs inscrits au tableau depuis au moins sept ans. Les membres du CIP se rencontrent périodiquement et leurs principales responsabilités sont de :
Le CIP a le devoir de fournir un regard indépendant, neutre et compétent sur les conclusions des rapports des inspectrices et inspecteurs nommés afin de les entériner et, au besoin, de formuler des recommandations exemptes de toute partialité. Le CIP procède en tenant compte de l’équité procédurale et d’une gradation des recommandations, selon le niveau de confiance identifié.
L’inspection professionnelle vise à évaluer les compétences des psychoéducatrices et psychoéducateurs afin d’assurer la protection du public. Ce processus consiste en une occasion d’améliorer les pratiques et de développer les compétences. Il permet au professionnel de :
Il s’agit d’un processus préventif et éducatif en lien avec les documents d’encadrement et les lois en vigueur.
Selon le Guide des bonnes pratiques en inspection du CIQ, l’inspection professionnelle repose sur quatre principes fondamentaux :
En s’appuyant sur ces principes directeurs, l’inspection professionnelle se déploie à travers un processus structuré et rigoureux. Ce processus vise à assurer une évaluation juste, cohérente et transparente de la pratique professionnelle, tout en soutenant le développement continu des compétences.
La démarche d’inspection en un coup d’œil

Chaque année, les membres sont sélectionnés pour participer au programme de surveillance générale (PSG). Un avis de sélection est envoyé aux membres visés et le questionnaire est disponible à partir du Portail des membres.
Cette vérification veut permettre aux membres de faire un bilan de leur pratique pour ensuite vérifier que celle-ci répond toujours aux normes établies et aux règles de l’art de la profession. Cette sélection repose sur des critères objectifs.
Les critères pour recevoir un questionnaire d’autoévaluation varient selon les décisions du comité d’inspection professionnelle et se retrouvent dans le PSG en cours.
Selon plusieurs membres, cette étape constitue un moment privilégié pour prendre du recul et réfléchir à sa pratique. Le questionnaire permet d’obtenir un portrait global de l’exercice professionnel en abordant notamment :
2.1 Se préparer à remplir le questionnaire
Il est recommandé de consulter les principaux documents d’encadrement, dont :
2.2 Choisir les dossiers à transmettre
Les dossiers sélectionnés doivent :
Il est important d’effectuer l’ensemble de la démarche avec rigueur. Un questionnaire complet et rempli avec rigueur de même que le choix des dossiers qui permettent bien de constater la pratique et les éléments attendus de votre pratique sont des éléments importants à considérer.
Une fois les documents reçus, l’inspectrice ou l’inspecteur procède à leur analyse afin de déterminer si une visite d’inspection est nécessaire.
Préoccupations au questionnaire
Préoccupations dans les dossiers
3.1 Établissement du niveau de confiance
À partir des écarts observés ou des préoccupations soulevées lors de l’analyse du questionnaire et des dossiers, l’inspectrice ou l’inspecteur détermine le niveau de confiance associé à la pratique du membre. Ce niveau de confiance oriente les suites à donner au processus d’inspection. Il se peut qu’à cette étape l’inspect(eur)rice vous contacte pour compléter votre dossier et l’orienter adéquatement.
Mieux comprendre les niveaux de confiance découlant de l’analyse du questionnaire d’autoévaluation et des dossiers

3.2 Activité de perfectionnement
À la suite de l’analyse, l’inspectrice ou l’inspecteur peut proposer des activités de perfectionnement afin de soutenir le développement professionnel et l’amélioration continue. À cette étape, il peut s’agir de :
3.3 Rencontre de suivi
Selon le niveau de confiance établi, différentes modalités de suivis sont planifiées. Elles visent à :
Rencontre de rétroaction personnalisée (durée approximative de 30 minutes)
Cette modalité est privilégiée lorsque :
Recommandations possibles
Visite ciblée (durée approximative de 1 h 30)
Cette modalité est utilisée lorsque :
Visite générale (durée approximative de 3 heures)
Cette modalité est utilisée lorsque :
Recommandations possibles des visites ciblées et générales
À la suite de la visite, l’inspectrice ou l’inspecteur rédige un rapport qui est soumis au comité d’inspection professionnelle (CIP). Comme les motifs d’inspection peuvent varier d’un membre à l’autre, les recommandations du CIP sont adaptées à la situation spécifique de chacun(e).
Le comité entérine les recommandations au rapport ou émet des recommandations supplémentaires visant à réduire les écarts entre les pratiques observées et les exigences professionnelles, toujours dans une optique de protection du public et de soutien à la qualité de la pratique.
À la suite de l’analyse du comité d’inspection professionnelle (CIP), une correspondance par courriel vous sera transmise afin de vous informer des suites à donner dans le cadre de votre inspection professionnelle. Cette communication précisera les recommandations formulées, les actions attendues ainsi que, le cas échéant, les délais à respecter.
À titre informatif, voici la répartition des recommandations formulées à la suite du processus d’inspection :
Pointe de tarte des recommandations (% des suivis vs fermeture)

À la fin de votre démarche, vous serez invité(e) à répondre à un court sondage d’évaluation portant sur le processus d’inspection professionnelle que vous avez récemment vécu. Les réponses fournies demeureront confidentielles. Vos commentaires seront pris en compte pour permettre une amélioration continue du processus et contribueront au bilan annuel de la démarche.
Grille de tarification
Comme le prévoit le Code de déontologie (art. 59), votre participation au processus d’inspection est obligatoire et votre collaboration est attendue. Il est essentiel de respecter les délais ainsi que les exigences liées à la forme et au contenu des documents transmis. En ce sens, depuis le 1er avril 2024, certains services entraînent désormais l’application de frais administratifs.
Consulter la Grille de tarification – Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec, à la section Inspection professionnelle.